Impression 3D : In Extenso Innovation Croissance annonce les résultats de son étude

Les experts Tech2Market, désormais membres des équipes d’In Extenso Innovation Croissance (depuis août 2016), ont contribué à la réflexion et à la rédaction d’un rapport prospectif portant sur l’impression 3D – aussi appelée fabrication additive – récemment édité par le Pôle Interministériel de Prospective et d’Anticipation des Mutations Economiques (PIPAME).

 

Un rapport prospectif et plusieurs ambitions 

Visant à analyser le positionnement et les conditions de développement de l’impression 3D en France, ce rapport développé en partenariat avec la Direction Générale des Entreprises, le Commissariat Général à l’Egalité des Territoires, le PIPAME et différents syndicats professionnels s’intéresse notamment au potentiel de cette technologie dans les secteurs de l’aéronautique, de l’automobile, de la santé, de la construction, du commerce de détail ou des objets du quotidien.

« Conscients de l’importance émergente de la fabrication additive, nous avons travaillé sur cette étude prospective dans l’objectif de dresser un état des lieux du marché et des usages émergents, et ce que ce soit dans le secteur industriel ou auprès du grand public », détaille Benoît RIVOLLET, CEO de Tech2Market. « L’analyse réalisée avec nos partenaires met en exergue les différentes opportunités générées par la fabrication additive, en termes de compétitivité des entreprises et d’attractivité des territoires ».

Bien qu’étant un phénomène mondial, l’impression 3D peut en effet créer certaines mutations économiques locales mais aussi générer d’éventuelles inégalités territoriales, résultats de l’appropriation ou non de ces technologies par les acteurs.

« Déterminante pour les industries, la fabrication additive est une double source d’innovation. En effet, cette technologie impacte non seulement la façon de concevoir les objets mais aussi la façon de les produire ! », analyse Patricia Braun, Présidente, Associée In Extenso Innovation Croissance. « Forts de ce constat, il est primordial pour nous de prendre le pouls du marché afin de conseiller et d’accompagner nos clients de façon pertinente sur le sujet ».

Apparue il y a plusieurs décennies, cette technologie enregistrera une croissance de 26% par an sur les cinq prochaines années alors que le marché pourrait atteindre les 15 milliards de dollars en 2020[1]. L’étude orchestrée par le PIPAME examine les conditions d’une telle évolution, les composantes du marché et les diverses catégories d’acteurs concourant à l’offre. L’analyse développe par ailleurs 4 scenarii de développement – prototypage et expérimentation, industrialisation de la personnalisation, production série et gains de performance, évolution de la chaîne de valeur – et fournit quelques recommandations d’accompagnement.

Les grands enseignements soulignés par cette étude sont les suivants :

En France, il existe une chaîne de valeur en forme de sablier. Elle comprend de grands donneurs d’ordres, une recherche de haut niveau et une expertise nationale dans le domaine des matériaux. Ces derniers doivent cependant se consolider pour répondre à la croissance que connaît la fabrication additive ;

– Il existe aujourd’hui des compétences indéniables parmi les acteurs de la sous-traitance industrielle mais aussi une atomisation de l’offre qui pénalise les collaborations avec les donneurs d’ordres. De ce fait, les concurrents étrangers prennent des parts de marché sur le territoire national alors que certains sous-traitants français affichent une volonté de se développer en intégrant l’ensemble de la chaîne de valeur ;

La France a pris du retard dans la structuration de sa stratégie nationale, ce qui fait naître un solide besoin de structuration de la filière. La situation est cependant en train de changer grâce notamment à l’Alliance pour l’Industrie du Futur.

Et plus spécifiquement :

  • La fabrication de maquettes et le prototypage figurent déjà parmi les habitudes françaises depuis près de 30 ans. Ce phénomène concerne aussi les petites entreprises, sans pour autant que cela représente d’importants volumes.
  • A horizon 5 à 8 ans, le segment le plus porteur semble être la fabrication d’outillage. En effet, la maturité actuelle de la technologie permet d’accroître la performance des lignes de production et l’arrivée de la fabrication addictive s’ancrerait donc dans une dans une démarche d’amélioration continue.
  • La fabrication directe à l’échelle industrielle est en cours de développement et devrait émerger réellement à partir de 2022-2025.
  • L’impression personnelle par le particulier peut quant à elle être plus ardue à court et moyen termes et pourrait passer par les commerces de proximité dans un premier temps

Méthodologie

La mission a été réalisée en huit phases distinctes (ou volets), portant sur une période de dix mois, de janvier 2016 à octobre 2016. Chaque volet correspond à une étape de la réflexion menant à la détermination des leviers sur lesquels les pouvoirs publics peuvent agir pour faciliter la structuration de la filière française et généraliser l’adoption des technologies de fabrication additive dans les entreprises et à l’échelle des territoires

 

CONTACTS

 Claire du Boislouveau

Agence Rumeur Publique

01 55 74 52 34

Claire.duboislouveau@rumeurpublique.fr

 Agathe Trignat

Relations Presse In Extenso

04 72 60 37 45

agathe.trignat@inextenso.fr

Pour accéder à l’intégralité du Communiqué de Presse: PIPAME, Prospective sur la fabrication additive


[1] Etude Xerfi, juillet 2016, http://www.xerfi.com/presentationetude/limpression-3D-en-France-et-dans-le-monde_6EEE25